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19.06.2007

Sécurité Publique : candidature spontanée.

Vendredi soir, j'ai participé à un débat sur la sécurité publique et la police nationale dans une petite librairie située 111 boulevard Ménilmontant à Paris 11ème qui s'appelle poétiquement "Libre Ere".

Nous étions une vingtaine, certaines questions étaient très directes, comme la constatation de contrôles considérés comme" éthniques".

Nous avons parlé aussi de considérations plus générales comme l'évolution interne de la police nationale que finalement personne ne connait pour la bonne raison que personne n'en parle... 

Cela sera sans doute, selon ma vision et les interviews et contacts de tous grades que j'entretiens, l'énorme sujet de préoccupation des années à venir.

Il y a indubitablement, une réelle baisse de qualité dans la production judiciaire des services de police, pour deux raisons essentielles, le manque de formation et d'encadrement des gardiens de la paix (sans remettre évidemment en question leur bonne volonté) et parallèlement une doctrine d'emploi qui ne donne plus la priorité à ce rôle, contrairement à la situation une vingtaine d'années en arrière, pour devenir une police basée essentiellement sur l'intervention et le contrôle.

Je remercie tous les intervenants de ce débat suivi d'une séance de dédicaces, courtois et réellement intéressés.

Evidemment, je ne peux donner de réponse à ceux qui me demandent pourquoi ce genre de discussions sans fard avec des fonctionnaires de police en exercice ne sont pas généralisés.

Samedi après midi, je me trouvais à Quimper, à l'espace culturel Leclerc, pour signer des ouvrages à l'occasion de la fête des pères.

J'ai appris, avec une certaine surprise et aussi un peu de baume au coeur, que "Métier de Chien.Lettres à Nicolas" était le livre qui fonctionnait ici le mieux, derrière "La femme fatale".

C'est la preuve de l'intérêt des lecteurs pour cet ouvrage, qu'ils viennent acheter quand les médias font simplement leur travail de l'avoir lu et présenté dans leurs pages ou sur les ondes.

Je ne peux évidemment que remercier ici les journalistes de proximité qui ont dépassé une auto-censure inexplicable pour exposer dans leurs lignes ce qu'ils pensaient de ce livre. 

Au passage, je voudrais aussi remercier cette lectrice d'une soixantaine d'années qui est venue me demander gentiment de lui dédicacer ce livre en me disant avec malice " Ce livre est passionnant. Vous savez, chaque soir je n'avais qu'une hâte, celle de vous retrouver pour vous lire sous les draps. Chaque nuit, j'ai donc passé deux heures avec vous..."

Dimanche, j'ai déjeuné avec un ancien collègue, un vieux briscard de la police et du syndicalisme et comme à chaque fois que des "anciens combattants" se retrouvent, nous avons discuté à bâtons rompus de ce métier passionnant et de l'état de la police nationale.

Bien que sympathisants de mouvements politiques opposés notre constat est le même. La police nationale ne va pas très bien et au delà des symptômes, notre crainte commune est la révélation d'une réelle crise opérationnelle dans le domaine judiciaire dans les années qui viennent.

Je serais curieux de connaitre sur ce blog l'avis des magistrats qui traitent au quotidien des procédures afin d'avoir un autre éclairage sur nos inquiétudes.

Les élections sont maintenant finies.

Je crois qu'il faut maintenant que chacun des responsables politiques dépassent les discours, abandonnent la langue de bois, à droite comme à gauche, pour réellement travailler sur le sujet de la sécurité publique avec une pertinence qui ne sera possible qu'en faisant remonter les informations des hommes de terrain. 

Pour ma part, je suis disposé à participer à cette nécessaire réflexion, car la sécurité publique républicaine est un des enjeux majeurs de l'évolution de notre société. Devant le silence persistant des différents acteurs de la vie politique dans ce domaine, que cela soit dans la majorité gouvernementale ou l'opposition, j'avoue être prêt à collaborer avec le premier interlocuteur qui souhaite sincèrement et le plus objectivement possible se pencher sur ce dossier. La sécurité publique, au sens large, doit dépasser les slogans politique, c'est le bon fonctionnement global de notre pays et la confiance de la population dont il est question.

J'avoue être usé de ces mois de promotion de "Métier de chien. Lettres à Nicolas" dans un combat un peu vain contre le silence des médias et des responsables politiques.

J'en suis au point d'isolement que je racontais à Nicolas avant que nous ne quittions le récit autobiographie dans lequel je l'avais emmené de force pour revivre sans concession une demi-existence au service de l'Etat :

"Tu vas connaître parfois une impression de grande solitude. Comme tous ceux dont le combat s’est finalement avéré vain. Car le propre des soldats perdus n’est pas le regret de l’égarement. C’est celui de ne plus servir…du sentiment d’inutilité de leur volonté d’engagement. De là irradie l’essentielle grande tristesse qui les consume parfois. "

12.06.2007

Censure du réel bilan de Monsieur Sarkozy

La censure existe t'elle en France ?

Oui. Sans nul doute. C'est maintenant une certitude.

A l'heure des prospections sur les mesures proposées pour demain, personne, ni les politiques, ni les journalistes (ce qui est plus étonnant) n'a cherché à ouvrir le débat sur la réalité du bilan du Président de la République alors qu'il était Ministre de l'Intérieur.

Mieux, l'argument de la sécurité publique, en tête d'affiche lors de la campagne présidentielle, fait l'objet en cette période d'élections législatives d'un silence assourdissant. 

Cela fait maintenant deux mois et demi que j'ai établi en conclusion du livre "Métier de Chien. Lettres à Nicolas", par la simple comparaison des chiffres vérifiables sur le site du Ministère de l'Intérieur, que le bilan de la précédente législature, présenté par Monsieur Sarkozy est plus que contestable. Cela dans un vide sidéral à part quelques sites internet.

J'aurais fait la même chose si c'était l'opposition qui avait présenté son bilan de manière aussi discutable.

L'information vérifiée, recoupée, est toujours la base du débat qui permet la démocratie. C'est aussi elle qui permet d'aller voter en connaissance de cause.

La vérité aujourd'hui c'est que la paix publique n'est pas assurée dans certaines zones de France. C'est aussi que le fossé se creuse, et pas seulement dans le département de Seine Saint Denis, entre Police et population. Je l'avais écrit plus de 8 semaines avant la "fameuse" polémique.

De ce point de vue là, qui peut affirmer que Nicolas Sarkozy n'a pas échoué ?

Le "culte" des chiffres est sans doute une des raisons de l'inéquation de cette politique, car ce n'est pas ainsi que se pratique une police républicaine.

Des chiffres qui, eux aussi, malgré l'assurance du Président de la République lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur, sont sujets à caution.

"Un million de victimes épargnées grâce à lui". Il l'a répété lors du débat avec Ségolène Royal et c'était déjà son argumentation le 11 janvier 2007 lors de la présentation de son bilan.
Le total avancé est très exactement de 1 153 000.
La réalité est autre. Fin 2001, le nombre d'infractions constatées est de 4 061 792. Fin 2006 il est de 3 725 588. La soustraction est simple. Il y a eu une baisse constante, réelle, mais "seulement" de 336 204 faits constatés en moins. Soit autant de victimes "potentielles" épargnées. C'est plus de trois fois moins que la barre symbolique et médiatique du million annoncé. Ce bilan est donc faux. Il n'est qu'une projection pour le moins fantaisiste.

Je ne vais pas faire un long exposé sur cette baisse. Elle n'est malgré tout pas neutre. Mais dans la matière, les résultats sont toujours sujets à caution. La baisse peut être autant due à l'activité réelle de la Police et de la Gendarmerie qu'à des raisons conjoncturelles, comme le montre la tendance en Europe, ou à une méthodologie d'enregistrement des plaintes. Les techniques de baisse artificielle sont nombreuses :  refus de plainte pour des motifs divers (défaut de facture d'objets volés, de certificat médical pour les violences pour ne parler que de cela), délais d'attente dans les commissariats, enregistrement de délits sur de simples main courantes, passage de petits délits dans la zone contraventionnelle de "l'Etat 4001", non prise en compte des plaintes déposées directement auprès des Procureurs de la République... Les "astuces" sont nombreuses pour éroder les chiffres bruts. N'importe quel policier, quel que soit le grade, les connait.

Monsieur Sarkozy déclarait, de plus, que l'outil statistique n'a pas changé depuis 2001. Il est incontestable que c'est totalement faux en matière de calcul des d'affaires élucidées. Jusqu'en 2003, il était admis dans les argumentations successives du Ministère de l'Intérieur que ce taux pouvait friser les 100 % pour certaines catégories d'infractions. Soit. Depuis 2004 ce n'est plus le cas. Pour des raisons inédites de "décalage" d'une année sur l'autre, il est désormais possible d'élucider plus d'affaires que celles constatées. Ce n'est pas neutre puisqu'en trois ans, pour prendre un domaine que je connais bien, cela a permis de résoudre 22 103 affaires de stupéfiants de plus que celles découvertes par l'activité des services de Police et de Gendarmerie...

Une catégorie d'infractions pour laquelle un autre chiffre est passé  sous silence. Un résultat qui est loin d'être neutre. Le nombre d'infractions à la législation sur les stupéfiants est en effet passé de 91 618 en 2001 à 151 487 en 2006. Soit 39,52 % d'augmentation.

Un constat qui peut tout à la fois être argumenté comme dû à une meilleure efficacité de la police au sens large, mais aussi comme un constat d'échec dans ce domaine. Encore aurait il fallu qu'il soit débattu à l'heure ou en particulier la cocaïne devient aussi facile à trouver dans les grandes agglomérations que les dérivés du cannabis...

Il n'y aura pas de débat à moins que chacun n'exige, aux journalistes, aux femmes et hommes politiques que les derniers débats électoraux ne posent des questions sur cette manipulation des chiffres.

Cela voudra dire, simplement, qu'une victoire politique totale peut se construire en partie sur un discours qui n'a pas de réalité. Sur de la pure propagande à propos d'un sujet électoral majeur.

Cela signifiera aussi que le slogan avancé par Monsieur Sarkozy, en bas de chaque page de son communiqué de presse contestable en tant que Ministre de l'Intérieur, va pouvoir devenir une règle.

"Seul le prononcé fait foi".

La réalité n'a aucune importance. Personne ne vérifie. Personne ne débat. 

La vraie question devient alors :"Est ce que tout le monde s'en moque ?" Et si oui. "Pourquoi ?"

La République dans laquelle vont grandir nos enfants, celle dans laquelle nous devrons vivre, quelle que soit l'orientation politique de son gouvernement, ne peut s'appuyer sur le mensonge. Encore moins sur la censure.

Alors j'insiste.

Et j'invite chacun à relayer ce message. Auprès de vos listes de diffusion, des médias de toute nature, des journalistes et des personnalités politiques. Une sorte de baroud d'honneur qui dépasse les discours.

Etre démocrate, de droite ou de gauche, c'est d'abord exiger de connaitre la réalité au-delà des slogans.

 


PS : tous les chiffres cités ici sont disponibles et vérifiables sur le site internet du ministère de l'Intérieur dans la rubrique "statistiques".

 

Pour ceux qui veulent débattre, et/ou se faire une idée sur ce livre. Je suis ce soir, vendredi 15 mai à la librairie "Libre Ere" 111 boulevard Ménilmontant à Paris 11ème, métro Ménilmontant, à 19h30 pour une présentation de "Métier de chien. Lettres à Nicolas".

Pour les bretons, je serai Samedi 16 juin à partir de 14h00 au centre culturel Leclerc, zone de Gourvilly à Quimper, tout l'après-midi.

 

L'honnêteté des flics donne confiance à qui ?

Ce week-end, j'ai essayé de comprendre la sécurité des tribunaux à la façon dont Madame Dati l'a expliqué en recourant à la réserve de la Police Nationale.

J'attends d'en savoir plus dans la presse, c'est pour le moment un peu nébuleux pour moi.

Mais j'ai finalement trouvé le sujet du jour par hasard, dans un article de la livraison de la semaine du gratuit " A nous Paris ", page 22, sous le titre "La Police Nationale recrute en Région parisienne."

Voilà qui va permettre de comprendre une des mutations majeures, et non des moindres, de cette administration depuis que j'ai quitté l'uniforme.

Je vais faire simple pour éviter au néophyte de se perdre dans les multiples et diverses évolutions de la Police Nationale.

Lors que je suis entré dans la Police, j'ai intégré L'Ecole des Inspecteurs de la Police Nationale.

Notre métier était simple, nous travaillions uniquement en civil, notre mission était de recueillir les plaintes, d'en identifier les auteurs et de dresser les procédures, à terme, en tant qu'officiers de police judiciaire.

Il y avait peu de gardiens de la paix en civil. Les officiers de paix, eux exerçaient en uniforme et assuraient le commandement des effectifs en tenue. C'était un concours différent.

Une des caractéristiques de l'Officier de police judiciaire en civil, ces Inspecteurs de Police qui ont rendus célèbres la plupart des séries télévisées françaises, était de travailler sous la direction administrative des Commissaires de Police et sous la tutelle judiciaire des magistrats; le Procureur de la République, d'un de ses Susbtituts ou d'un juge d'Instruction sous commission rogatoire.

La direction réelle des enquêtes étant faites sous l'autorité de ces derniers, il était impossible (voir impensable) à un commissaire de police d'ordonner la conduite d'une procédure s'il n'était pas lui même directeur d'enquête. Cet"affront"a été bien lavé depuis...

 Le premier coup a ce particularisme d'autorité bicéphale a été la reforme ayant fait disparaitre le corps des Inspecteurs de Police pour en faire des "officiers de la Police Nationale". (Lieutenant, Capitaine, Commandant).

Puis est arrivé la possibilité pour les gardiens de la paix de devenir Officiers de police judiciaire.

Sans présumer de leurs qualités à effectuer ces actes, leur formation est aujourd'hui insuffisante et seule l'informatisation des procédures permet d'écourter leur formation, en proposant des masques de procès-verbaux là où auparavant il fallait tout taper de tête.

A ceux qui critiqueraient cette manière de penser je demanderais combien de ces gardiens de la paix OPJ ont la réelle compétence pour rédiger ou diriger une procédure criminelle valide en Cour d'Assises ou une affaire de stupéfiants un peu complexe avec multiples formes d'extensions de compétence territoriale et de saisies incidentes ? (c'est à dire n'ayant rien à voir avec l'affaire initiale).

Le brigadier chef chargés des relations médias pour le recrutement de la Police Nationale explique dans cet article :"Aux jeunes qui s'intéressent à la Police, je demande toujours : Que voulez vous faire dans la police ? Si leur souhait est d'enquêter, d'être sur le terrain, je les dirige vers le concours de gardien de la paix."

Plus loin dans l'article il est expliqué :"...aujourd'hui, les Lieutenants font surtout de l'encadrement. Le rôle du gardien de la paix a lui, évolué vers plus de qualification au niveau judiciaire."

Il n'y a en effet, plus que 150 officiers recrutés par an à la place de plusieurs centaines auparavant.

Mais cette mutation brutale des métiers de la police nationale présente des effets collatéraux qui ne sont pas moindres. Baisse de la qualité des procédures judiciaires d'un part, surtout pour les faits les plus graves et les plus compliqués. Baisse aussi de l'activité judiciaire dites d'initiative qui est souvent liée aux possibilités techniques des OPJ.

Ce n'est pas dû à un manque d'intelligence des gardiens de la paix, évidemment, mais à la longueur de l'expérience, en plus de la formation initiale, qu'il faut pour être tout à fait autonome en matière de procédure, c'est à dire maîtriser la plupart des innombrables aspects que peut représenter une saisine judiciaire.

Cette "maturation" aujourd'hui est négligée et son encadrement expérimenté en voie de disparition.

Et puis surtout, l'administration s'est débarrassée du côté "frondeur" des inspecteurs de police, qui n'hésitaient pas à opposer leur double tutelle, souvent dans une recherche d'efficacité en terme de travail de recherche.

C'était le règne de la quête de qualité avant celle de la quantité. Difficile en ces temps "d'ordonner" une mesure de garde à vue à un OPJ, c'était finalement le magistrat qui décidait.

Un gardien de la paix n'osera jamais s'opposer ainsi à sa hiérarchie. C'est ainsi aussi qu'est possible le règne des chiffres, des statistiques.  En faisant baisser dans la hiérarchie jusqu'au premier grade la qualification judiciaire, l'administration reprenait la main et court-circuitait les fusibles que représentaient les Inspecteurs de Police qui privilégiaient les relations avec les magistrats.

Cette prise en main, avec la complicité des Officiers de Police qui passeront cadres A en janvier 2008, c'est à dire tout en haut de la pyramide des grades de l'administration, est donc une garantie d'une soumission dans la production judiciaire. C'est à dire d'ordonner que les chiffres, que les gardes à vue, augmentent. Je pense que c'est aussi comme cela que le tronçonnage des affaires de stupéfiants à commencer pour inventer les affaires résolues plus nombreuses que celles constatées. La hiérarchie administrative vérouille maintenant tout.

La preuve ?

La fin de l'article. 

L'honnêteté semble obligatoire pour un fonctionnaire de Police. Probité bien sûr, mais aussi intellectuelle. C'est ce qui donne toute sa valeur à la parole d'un "flic". J'attends toujours un début d'explication à "Métier de chien" sur les manipulations à ce sujet sur le bilan statistique de la dernière législature en matière de sécurité...

C'est (c'était) la première et plus importante des garanties de la confiance du citoyen dans la force publique.

Maintenant, c'est la première garantie  pour la hiérarchie.

Dixit le brigadier chef chargé de la communication du recrutement : une "honnêteté générale essentielle et d'où découle la confiance de la hiérarchie".

Dixit les communicants :Deuxième plan les citoyens, priorité à la hiérarchie. Il ne faut peut être pas aller plus loin dans la défiance d'une partie de la population envers la police nationale.

Avant de finir la demi-page de publicité pour le concours de gardiens de la paix, page 47, avec un jeune homme d'une vingtaine d'année déjà bedonnant m'a beaucoup fait rire.

J'ai été faire un tour sur le blog de recrutement de la police nationale. Peu de mots sur les procédures judiciaires...

Cela a pourtant été jusqu'à il y a une petite dizaine d'années la préoccupation principale.

Maintenant la priorité c'est l'intervention face aux "racailles", les nouvelles armes...

La police change vite...

Je vous invite donc à vous rendre sur le site de recrutement de la police nationale. (cliquez sur le  lien)

Vous y apprendrez mieux qu'un long discours d'un ancien OPJ la réalité présente de la police nationale et du message actuel qui est délivré à tous.

 Vous pourrez alors revenir faire un tour ici pour me faire part de vos commentaires. Et aussi de la censure éventuelle des commentaires que vous pouvez y laisser.

Mais cela n'arrivera pas.

Un commentaire n'est tout de même pas un livre...Pas à l'heure du comblement obligatoire du "fossé" entre police et population !

L'attachée de presse des éditions Privé me disait cet après midi après s'être échinée à rappeler les quelques 200 destinataires de mon livre :

"Métier de chien. Lettres à Nicolas" fait l'objet d'un black out total de tous mes interlocuteurs sans aucune explication".

Je remercie tous ceux qui participent à ce silence, politiques, journalistes, de droite comme de gauche, à quelques exceptions près que je remercie.   

Il y a deux manière d'être fier d'un livre dont on est l'auteur.

Celui qui reçoit un large écho, qui est plébiscité et qui se vend.

et

Celui dont la vérité dérange tant qu'il est censuré. 

Je suis très fier de l'avoir écrit et d'avoir fait, en conclusion, mon autre métier, celui de journaliste en prouvant les incohérences vérifiables du bilan chiffré de Monsieur l'ancien Ministre de l'intérieur.

C'est sans doute cela qui dérange tant...  (cliquez sur ce lien pour connaître le motif principal de ce silence)

 

 
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